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La clé pour franchir les degrés du nafs

Quiconque a conscience dans la journée de :

 

- ce qui l’irrite;

- ce qui l’attriste;

- ce qui le frustre;

- ce qui l'inquiète.

...aura connaissance de son nafs. 

Être au courant de ses défauts est déjà en soi un immense pas dans son cheminement vers Lui.

 

Je le répéterai toujours, l’evolution dans le cheminement soufi ne dépend nullement des pratiques religieuses. On peut pratiquer incessamment des prières, des jeûnes et des dhikrs sans pour autant parvenir à pacifier son nafs. C’est la pacification du nafs qui permet de Le découvrir, et de L’adorer réellement au quotidien.

 

Avoir conscience de ses défauts c’est énorme. Mais parvenir à s’en débarrasser dépend de nos efforts certes, mais ça dépend surtout de la grâce divine.

 

Nous, en tant que cheminants, nous devons nous efforcer de nous montrer satisfaits. Il faut même savoir accepter nos défauts et nos échecs si on arrive pas à s’en débarrasser. Même là, il faut montrer de la satisfaction.

 

C’est Lui qui libère.

 

Le nafs nous l’aurons à vie. Il peut, certes, s’éclipser durant la contemplation. Mais il reviendra dés que nous reviendrons à nous-même.

 

Il peut aussi revenir à la charge et montrer ses crocs. Ce retour des défauts est un signe divin pour nous montrer que Lui seul est parfait et qu’il ne faut pas se reposer sur nos lauriers.

 

Pour conclure, je dirai que selon l'Islam et le Soufisme, cette vie en soi est une vie de lutte. C’est pourquoi Dieu nous a attribué un nafs. Ce nafs peut se purifier certes, il peut même être agréé par Lui. Mais quand bien même il recevra l’agrément du Seigneur, il sera toujours présent. Et il peut chuter de son degré en cas de négligence.

 

D’où la nécessité de la vigilance...

© 2018 par Confluent

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